C'est fou. Fou comme certaines pensées peuvent prendre de la place, dans une petite tête. Fou comme ça nous obnubile, comme on y pense tout le temps, sans vraiment s'en rendre compte. C'est fou comme ça pourri en fait, à l'intérieur. Et tant que la dernière poussière n'a pas disparu, la page n'est pas vraiment tournée. Le plus facile dans ces cas là est d'accélérer le processus, de tout écraser, pour tout oublier.
Et puis après, c'est fou à quel point on peut ressentir le Manque. Pas le manque de l'autre, mais le Manque en général. Ca fait comme un vide, un trou. On voudrait donner mais il n'y a personne pour recevoir. Au début ça va, on ne réalise pas, et petit à petit, les symptômes apparaissent... Et le remède à ces symptômes n'est autre que la Patience... Il est toujours possible d'avoir recours à des "solutions intermédiaires", mais chez certaines personnes cela peut accentuer le dérèglement cérébral initial... Attachement, jalousie, augmentation du Manque... les effets secondaires sont nombreux. Il est important de garder à l'esprit que ces "solutions intermédiaires", très pratiques et ma foi très agréables, ne peuvent être qu'éphémères...
Côté Patience c'est pas gagné, mais je retrouve un peu d'Espoir. Je partirai quand même. Je ne peux pas décevoir la morue qui est en moi, et qui rêve depuis un an de partir à l'aventure. Pas maintenant, pas si près du but.
"La patience est une vertu qui s'acquiert avec de la patience."
[Alessandro Morandotti]